People Risk 2026
L’avantage humain
4 517 professionnels RH et Risques interrogés dans 26 pays. 25 risques analysés à travers 5 grands piliers. Une cartographie inédite des menaces liées aux personnes, et leur transformation en leviers de résilience stratégique.
Les organisations face à une incertitude durable
L’intelligence artificielle redéfinit la création de valeur. Les tensions géopolitiques perturbent marchés et chaînes d’approvisionnement. La santé au travail décline. Dans ce contexte, comprendre, hiérarchiser et gérer les risques devient un avantage compétitif décisif.
🎯 Une étude mondiale sur les risques humains en entreprise
People Risk 2026 est la huitième édition du rapport de référence publié par Marsh et Mercer. Il capture les perceptions des professionnels RH et Risques sur les 25 risques liés aux personnes les plus significatifs pour les organisations dans les 12 à 24 prochains mois.
Les risques sont évalués selon un Risk Rating Score (RRS) combinant la probabilité d’occurrence et la sévérité de l’impact. Ce score permet un classement objectif et comparatif entre secteurs, régions et fonctions.
Les cinq piliers du risque humain
L’étude structure les 25 risques identifiés en cinq grandes catégories, appelées « piliers ». Chacun regroupe des risques interdépendants qui se renforcent mutuellement lorsqu’ils ne sont pas pris en charge de manière coordonnée.
Changement technologique & disruption
Cybersécurité, IA, compétences numériques, données et propriété intellectuelle.
Talents, leadership & pratiques RH
Pénurie, leadership, attractivité, culture, comportements déviants.
Protection, environnement & durabilité
Insécurité financière, équité, transparence, météo extrême, couverture sociale.
Gouvernance, conformité & finances
Coûts santé, réglementation, gestion des avantages, fusions-acquisitions.
Santé, bien-être & sécurité
Santé mentale, physique, maladies émergentes, conditions de travail.
Le Top 10 des risques humains selon RH et Risques
Les fonctions RH et Risques partagent 8 risques communs dans leur top 10 respectif, signe d’une convergence croissante des préoccupations. Les divergences portent sur la pondération accordée au leadership versus la conformité réglementaire.
| # | Risque identifié | Pilier |
|---|---|---|
| #1 |
Manque de culture cyber & comportements sécurisés
Connaissance insuffisante des menaces, phishing, ingénierie sociale, deepfakes
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Technologie |
| #2 |
Pénurie de main-d’œuvre qualifiée
Risque #1 dans plusieurs secteurs, #1 dans les sociétés super-vieillissantes
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Talents |
| #3 |
Détérioration de la santé mentale
Seul risque de santé dans le top 10 ; 61% des organisations manquent de soins efficaces
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Santé |
| #4 |
Insécurité financière des salariés
Top 10 dans toutes les régions ; inflation, coûts logement, revenus variables
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Protection |
| #5 |
Hausse des coûts de santé et des avantages sociaux
36% des professionnels craignent de ne plus pouvoir offrir de couverture médicale
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Gouvernance |
| #6 |
Freins d’état d’esprit face à l’adoption de l’IA
Risque #3 pour les C-suites ; 40% citent le manque de formation comme préoccupation principale
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Technologie |
| #7 |
Mauvaise gestion des données et de la propriété intellectuelle
Fuites, violations, perte d’avantage concurrentiel par négligence interne
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Technologie |
| #8 |
Évolution des réglementations et risques contentieux
Droit du travail, transparence salariale, IA Act, conformité internationale
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Gouvernance |
| #9 |
Pénurie de compétences technologiques spécialisées
Cyber, IA, data ; les utilisateurs intensifs d’IA 3× plus susceptibles de chercher un autre emploi
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Technologie |
| #10 |
Stratégies d’attraction et de rétention peu compétitives
Propositions de valeur salariales et non salariales insuffisantes face aux attentes actuelles
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Talents |
Les professionnels RH et Risques partagent 8 risques communs dans leur top 10 respectif. La principale divergence : les RH placent davantage le leadership et les talents en priorité, tandis que les Risk managers accordent plus de poids à la conformité réglementaire et aux divergences d’attentes entre employés et organisation.
🤖 Changement technologique & disruption
L’IA en entreprise : entre espoir et déception
Alors que l’intelligence artificielle est présentée comme la révolution du siècle, la plupart des organisations peinent encore à en tirer des retours tangibles. Le problème réside rarement dans la technologie elle-même ; il se situe dans les personnes et les processus qui l’entourent.
La majorité des entreprises demande encore à leurs collaborateurs d’intégrer l’IA dans leurs flux de travail existants, plutôt que de repenser le travail lui-même. Sans vision stratégique claire, sans reconception des métiers, sans gouvernance adaptée à la vitesse du changement, l’IA restera périphérique : améliorant des parties isolées de l’activité sans transformer l’ensemble.
« Le défi n’est pas la vitesse des investissements en IA, c’est de savoir si les collaborateurs sont correctement équipés pour l’utiliser. »
Source : Marsh People Risk 2026La reconception du travail : une priorité stratégique
La reconception du travail (work redesign) est le processus délibéré de déconstruction des emplois pour analyser les tâches individuelles et déterminer lesquelles peuvent être déléguées à l’IA, augmentées, optimisées ou automatisées. Cette approche permet de créer des modes de travail plus flexibles, plus collaboratifs et plus créateurs de valeur.
La cybersécurité reste avant tout un risque humain
La cybersécurité est souvent présentée comme un problème technologique. Mais le comportement humain reste le vecteur d’attaque le plus constant. Plus de 70% des organisations ont subi au moins un incident cyber significatif impliquant un tiers au cours de la dernière année.
Le phishing et l’ingénierie sociale (y compris les deepfakes de plus en plus convaincants générés par l’IA) restent les principaux points d’entrée des attaques ransomware et des violations de données. La fatigue, le stress et la distraction des collaborateurs augmentent la vulnérabilité face à ces risques.
Ce que les organisations peuvent faire face aux risques cyber et IA
- Reformuler le risque cyber comme un risque d’entreprise global, incluant les systèmes OT, RH et tiers.
- Former les salariés à identifier les deepfakes et la désinformation générée par l’IA (priorité n°1 : 41% des sondés).
- Traiter les comportements, formations et la culture comme des contrôles de sécurité de première ligne.
- Reconcevoir le travail, sans seulement automatiser, pour éviter d’augmenter les inefficacités existantes.
- Créer un espace sécurisant pour que les salariés testent et maîtrisent les outils IA sans risque pour leur carrière.
- Reconnaître le stress lié à l’IA comme un risque réel de productivité et offrir un accès à un soutien en santé mentale.
61% des professionnels RH et Risques déclarent que leur organisation ne propose pas de prise en charge en santé mentale hautement efficace financée par l’employeur, laissant un vide majeur à un moment où l’anxiété liée à l’IA monte en flèche.
🧠 Talents, leadership & pratiques RH
Le leadership comme multiplicateur de risques
L’étude révèle une donnée frappante : les compétences managériales et de leadership insuffisantes déclenchent ou aggravent plus de risques que tout autre facteur. Un mauvais leadership a des effets en cascade sur la santé mentale, les pénuries de talents, les conditions de travail, et les décisions d’investissement.
Les modèles de leadership traditionnels, conçus pour la stabilité, des hiérarchies claires et un travail prévisible, sont de plus en plus inadaptés à la réalité d’aujourd’hui. Les organisations qui réussissent ont besoin de leaders capables de gérer des paradoxes : être à la fois habilitants et directifs, stratégiques et tactiques, indépendants et collaboratifs.
Ce que valorisent les dirigeants
- Conscience des risques et résilience (72%)
- Planification stratégique et exécution (66%)
- Responsabilisation et fiabilité (66%)
- Pensée critique et résolution de problèmes (70%)
- Maîtrise financière et commerciale (50%)
Ce que valorisent les salariés
- Communication (67%)
- Empathie (64%)
- Intégrité et honnêteté
- Sens éthique
- Fluidité numérique et avec l’IA
La chute vertigineuse du bien-être au travail
L’un des constats les plus alarmants du rapport concerne l’effondrement du sentiment d’épanouissement (thriving) des salariés. La progression régulière observée depuis 2018 a été totalement effacée.
26% des salariés déclarent être insatisfaits au travail mais estiment ne pas pouvoir partir. 12% supplémentaires prévoient de quitter leur employeur dans les six prochains mois. Ce double phénomène, désengagement silencieux et turnover croissant, met sous pression critique les politiques de rétention.
La pénurie de main-d’œuvre : un risque structurel
La pénurie de main-d’œuvre qualifiée est le 2ème risque mondial, le 1er dans plusieurs secteurs (services professionnels, industrie, construction) et le 1er dans les sociétés dites « super-vieillissantes ». Ce n’est pas un choc ponctuel : c’est la conjonction d’une démographie défavorable, de politiques migratoires restrictives et d’une accélération des besoins en compétences.
Dans un marché du travail contraint, l’expérience collaborateur devient le levier de rétention le plus puissant. Les organisations qui traitent l’apprentissage comme partie intégrante du travail, en intégrant le développement dans le quotidien professionnel, seront bien mieux positionnées pour déployer l’IA à grande échelle.
- Seulement 14% des organisations déclarent avoir une maturité « transformative » en gestion des risques.
- Les organisations à maturité avancée sont en moyenne 15 points de pourcentage plus efficaces dans la gestion des risques RH.
- Les évaluations de leadership, la planification des successions et les outils d’écoute salariés sont significativement plus efficaces dans ces organisations.
- La maturité se traduit par des décisions plus rapides, une plus grande stabilité des effectifs et une réduction des risques en aval.
🌍 Protection, environnement & durabilité
L’insécurité financière des salariés : un risque organisationnel majeur
La vulnérabilité financière des salariés n’est plus une affaire personnelle. Elle est devenue un risque organisationnel matériel qui affecte directement la productivité, la rétention et les comportements au travail. En 2026, l’insécurité financière des salariés se classe parmi les 10 premiers risques dans toutes les régions du monde.
Ces pressions sont structurelles, pas conjoncturelles. L’inflation, les taux d’intérêt élevés, et la hausse du coût du logement et des soins de santé exercent une pression soutenue sur les finances des ménages. Simultanément, la part croissante des rémunérations variables, des contrats courts et du travail « gig » a réduit la prévisibilité des revenus et l’accès aux avantages sociaux.
Le cycle de l’insécurité financière
L’insécurité financière est un risque hautement interconnecté. Quand les rémunérations ne s’adaptent pas à la hausse des coûts de la vie, la tension financière augmente. Les salariés sous pression financière examinent leurs avantages plus attentivement, deviennent moins tolérants aux manques et aux inégalités, et sont plus enclins à se désengager, voire à partir. Cela crée une rotation accrue, qui augmente les coûts et rend plus difficile l’investissement dans de meilleures conditions, renforçant le cycle.
5 leviers pour traiter l’insécurité financière comme un risque organisationnel
- Adéquation salariale : évaluer régulièrement les rémunérations par rapport au coût de la vie et réduire la volatilité des revenus par des horaires prévisibles et des heures garanties.
- Avantages protecteurs : optimiser les avantages autour de ce que les salariés valorisent vraiment : couverture santé, épargne, retraite, protection en cas d’événements de vie graves.
- Transparence et mobilité interne : clarifier les parcours de carrière, les rémunérations et les opportunités de montée en compétences.
- Éducation financière : donner accès à des outils fiables de gestion budgétaire, de désendettement, d’épargne et de planification retraite.
- Écoute continue : détecter les signaux d’alerte précoces (taux d’opt-out des avantages, retraits d’épargne, recours à l’assistance sociale) via des enquêtes et des tableaux de bord dédiés.
Le risque environnemental : un angle mort dangereux
Les risques climatiques et météorologiques ne sont qu’au 19ème rang des préoccupations mondiales, et derniers chez les DRH. Cette sous-estimation est préoccupante : 77% des salariés déclarent avoir été personnellement affectés par le changement climatique ou des événements météorologiques extrêmes.
Lorsque les salariés font face à des déplacements, des maladies ou des pertes financières liées à ces événements, la productivité chute, les absences augmentent et le rétablissement prend plus de temps. La capacité d’une organisation à rester opérationnelle dépend de plus en plus de la vitesse à laquelle ses effectifs peuvent accéder aux soins, retrouver leur stabilité et reprendre le travail.
⚖️ Gouvernance, conformité & finances
La quête de clarté dans un environnement de plus en plus complexe
Gérer les rémunérations et les avantages sociaux devient significativement plus complexe. La hausse des coûts, les évolutions réglementaires, les exigences de transparence croissantes et l’exposition cyber convergent au moment précis où les équipes RH et Risques doivent faire davantage avec moins de ressources.
L’augmentation des coûts de santé et des avantages sociaux est le 5ème risque mondial, l’environnement réglementaire changeant arrive juste derrière au 8ème rang. Ces deux risques sont liés et redéfinissent la manière dont les organisations doivent gérer leurs programmes de rémunération.
53% des professionnels RH et Risques considèrent que les risques liés à des décisions de rémunération inappropriées et à des manquements fiduciaires sont « presque certains » ou « probables » dans les prochains mois. La principale cause : la multiplication des réglementations sur la transparence salariale.
De la réduction des coûts à l’optimisation des avantages sociaux
Face à la hausse des coûts, certaines organisations ont recours à des mesures brutales : réduction des couvertures, augmentation de la quote-part salariale, report des investissements. Si ces actions peuvent soulager le budget à court terme, elles augmentent souvent le risque à long terme : détérioration de la santé des salariés, stress financier accru, rotation plus élevée et revendications plus volatiles.
La réponse la plus efficace consiste à passer de la maîtrise des coûts à l’optimisation des avantages, en proposant des garanties qui répondent aux véritables besoins des salariés tout en réduisant les risques long terme.
L’IA au service des fonctions avantages sociaux
Dans beaucoup d’organisations, les équipes en charge des avantages sociaux passent l’essentiel de leur temps sur des tâches administratives : réponses aux questions des salariés, coordination multi-prestataires, gestion des obligations de conformité. L’IA a le potentiel de rééquilibrer cette répartition en automatisant les activités manuelles et en libérant du temps pour des travaux à plus haute valeur ajoutée.
📊 Aujourd’hui
55% du temps dédié à l’administration et aux opérations
30% à la communication et au bien-être
15% à la stratégie et à la conception
🚀 Avec l’IA (estimation)
30% pour l’administration (optimisée par l’IA)
30% à la communication et engagement
30% à la stratégie et à la conception
10% à la gestion du changement
🩺 Santé, bien-être & sécurité au travail
Un paradoxe inquiétant : la santé reléguée, les risques bien présents
Voici l’un des paradoxes les plus frappants du rapport : 90% des professionnels RH et Risques estiment que la hausse des coûts de santé est le risque le plus susceptible de se matérialiser dans les 12 à 24 prochains mois. Pourtant, l’accès abordable aux soins de santé pour les salariés arrive… bon dernier (25ème sur 25).
De même, si la détérioration de la santé mentale est reconnue comme un risque significatif (9ème rang), les conditions psychologiques et physiques de travail dangereuses restent relativement peu prioritaires (18ème rang). Les organisations continuent de séparer les résultats de santé de la gestion des risques, avec des conséquences croissantes.
« Les risques de santé sont structurels. Les salariés ne peuvent pas performer, s’adapter ou innover s’ils sont blessés, malades, ou s’ils se sentent en insécurité au travail. »
Source : Marsh People Risk 2026Santé mentale & sécurité psychologique : une priorité absolue
La santé mentale est la seule exception claire : elle reste dans le top 10 mondial. Les organisations les plus efficaces agissent en priorité sur les facteurs qui sont dans leur main : le travail lui-même et l’environnement de travail. Cela passe par la création d’une culture où les salariés peuvent s’exprimer, poser des questions, admettre des erreurs ou challenger des idées, sans crainte de représailles.
La surcharge cognitive : un risque de performance invisible
Les salariés d’aujourd’hui opèrent sous une pression cognitive soutenue. En dehors du travail, ils absorbent en permanence des informations globales, des événements anxiogènes et doivent prendre des décisions à forts enjeux concernant leur santé, leurs finances et la technologie. Beaucoup commencent leur journée de travail déjà épuisés mentalement.
L’attention et la capacité décisionnelle sont des ressources finies. Lorsque les limites cognitives sont dépassées, la concentration se rétrécit, le jugement se détériore et le stress augmente. Les pressions liées au travail, notamment le changement organisationnel, la propagation de l’IA et l’anxiété sur la sécurité de l’emploi, amplifient cette tension. Non maîtrisé, ce phénomène devient un risque de performance : la fatigue mentale ralentit les traitements, affaiblit le jugement et augmente le stress, créant une boucle qui sape la productivité, la sécurité et l’adaptabilité.
Renforcer la santé comme fondation de la performance organisationnelle
- Encourager une culture de sécurité psychologique où les salariés peuvent s’exprimer sans crainte.
- Gérer les exigences du travail pour garantir des attentes réalistes et des horaires raisonnables.
- Renforcer la couverture santé mentale : accès aux thérapies, médicaments et suivi psychologique.
- Effectuer des évaluations des risques psychosociaux (RPS) pour comprendre les facteurs de travail à risque.
- Intervenir tôt : renforcer la prévention, les programmes de retour au travail et la sécurité psychologique.
- Protéger la capacité cognitive : pauses, charge de travail réaliste, temps de formation et de récupération.
Les organisations ayant une maturité « avancée ou transformative », avec une gestion des risques profondément intégrée dans la stratégie et la culture, obtiennent des mesures de mitigation de la santé en moyenne 12 points de pourcentage plus efficaces que les organisations qui n’ont pas encore commencé leur démarche.
Transformer le risque en avantage stratégique
Les risques liés aux personnes déterminent de plus en plus la capacité des organisations à exécuter leur stratégie, gérer la volatilité et maintenir leur performance. Interconnectés et auto-renforçants, ils exigent une gouvernance active et une collaboration structurée entre les fonctions RH et Risques.
Les organisations les mieux positionnées pour 2026 et au-delà seront celles qui reconnaissent leur main-d’œuvre non pas comme une source potentielle de risque, mais comme leur principal actif stratégique. Dans une ère définie par une incertitude durable, de la disruption par l’IA aux chocs géopolitiques et économiques ; la résilience dépendra moins de contrôles statiques et davantage de la capacité humaine.
Les organisations où RH et Risques collaborent pleinement obtiennent des mesures de mitigation significativement plus efficaces. Le plus grand écart concerne la planification des successions (+39 points), suivie de la stratégie de gestion des coûts de santé (+34 points) et des programmes de requalification et d’upskilling (+33 points).
Cinq actions prioritaires pour les leaders RH et Risques en 2026
Marsh et Mercer proposent une feuille de route en cinq étapes pour transformer la gestion des risques humains en avantage concurrentiel durable.
Cartographier les risques ensemble. Réunir les responsables RH, Risques, Technologie et Opérations pour identifier collectivement les principaux risques humains de l’organisation.
Évaluer la maturité. Analyser la maturité de l’organisation face à chacun des cinq piliers, puis identifier les lacunes qui l’exposent le plus.
Prioriser les actions. Repérer les mitigations absentes ou inefficaces qui laissent l’organisation et ses collaborateurs le plus vulnérables.
Travailler avec des experts. Faire appel à des spécialistes pour gérer les risques complexes qui dépassent les capacités internes, notamment les risques juridiques, climatiques et psychosociaux.
Faire de 2026 l’année de la transformation. Passer de la réaction à l’anticipation, du coût au levier stratégique, et transformer l’incertitude en avantage concurrentiel durable.
- Technologie : Reconcevoir le travail, pas seulement automatiser. Construire la culture cyber et la littératie IA à tous les niveaux de l’organisation.
- Talents : Renforcer le leadership humain comme contrôle des risques. Adresser les pénuries via l’expérience collaborateur, pas uniquement par la rémunération.
- Protection : Traiter l’insécurité financière comme une menace organisationnelle. Intégrer les risques climatiques dans la continuité d’activité.
- Gouvernance : Passer de la réduction des coûts à l’optimisation des avantages. Utiliser les données pour prendre des décisions de rémunération défendables.
- Santé : Renforcer l’engagement santé. Intervenir tôt pour prévenir les risques psychosociaux avant qu’ils n’impactent la performance.
